Tour d’horizon(s)

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De près, de loin, sur place ou à distance, tour d’horizon(s) de ces dernières semaines.

Côté cartographie, rendez-vous dans les pages des derniers numéros de Guerre & Histoire, des Cahiers de Science & Vie et du hors-série Vermeer de Beaux-Arts Magazine.
Dans LIRE , on retrouvera les illustrations des chroniques de Gérard Oberlé et Sylvain Tesson.
Pour Le Parisien Magazine enfin, une série d’illustrations pour une ballade à Parme.

       

Ce mois-ci également, quatre pages d’interview dans Timbres magazine.

A ce propos…. En 2013, Gauthier Toulemonde était parti sur une île déserte. Le rédacteur en chef de Timbres Magazine a remis ça, mais cette fois-ci dans le désert d’Oman. Mais pour quoi faire, dites-vous? «Cette expédition permettra à nouveau de mettre en avant l’incroyable potentiel des technologies et des énergies renouvelables. C’est grâce à ces moyens techniques que je pourrai continuer de travailler à distance pour ma société, en totale autarcie énergétique. (…) Au-delà de l’ « écologie verte », il y a aussi l’ »écologie humaine ». Le travail à distance offre de belles perspectives pour vivre et travailler autrement, réaménager notre occupation du territoire, repeupler des régions qui se vident mais aussi favoriser l’insertion des handicapés dans le monde du travail, sans être exhaustif.» Pour en découvrir d’avantage et suivre cette expérience au jour le jour :
Propos recueillis par Pierre Jullien (Le Monde)
webrobinson.fr
Adphile

Pour conclure, une curiosité philatélique, un timbre en série trèèès limitée, émis en deux couleurs, à l’effigie de Joël Lemaire pour le Carré d’Encre (et le cachet d’oblitération). Toujours pour la philatélie, et jusqu’au 28 avril, de nombreux lots à gagner en votant pour vos timbres préférés.

  

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L’art dans les détails

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Progressivement, les grandes collections d’art mettent en ligne des œuvres majeures en très haute résolution. De la petite touche de brosse à la plus infime craquelure, ces fichiers permettent d’observer des détails qui échappent à l’œil nu.

Hormis le tentaculaire Google Art Project qui « accueille » une quantité phénoménale de musées, le MET, à New-York, vient de faire prudemment son entrée dans l’arène. Rien de comparable, mais la plupart du temps, les œuvres présentées sont libres de droit. Depuis longtemps, le Musée du Prado, sur son propre site, propose une très bonne qualité de fichiers. Le Louvre semble beaucoup plus réservé sur le sujet. Du moins n’ai-je rien identifié. Une question de droits patrimoniaux, sans doute…? Reste qu’il est toujours possible de s’en mettre plein les mirettes au Musée de l’Orangerie, par exemple.

Pour toute évolution de société, il y a deux manières de réagir : précéder le mouvement et en tirer parti, ou tenter de résister au risque de finir hors course. Le site de l’Agence photographique Roger-Viollet, par exemple, qui était une assez belle source d’inspiration, se referme sur lui-même, à coup de vignettes minuscules et de mots de passe. Comme n’importe quel commerce, moins l’accueil est chaleureux, moins on y va… jusqu’à les oublier. En écho, Paris en images demeure un peu plus accueillant, mais à peine. A noter que l’Agence de la Réunion des Musées Nationaux a fait un joli effort ces derniers temps. A l’époque de Wikimedia Commons, c’est la moindre des choses.

Enfin, pour ceux qui sont à la recherche de quelque chose d’hypnotique, Pieter van Huijstee a réalisé un site dédié au Jardin des délices de Jérôme Bosch. Ouvrez et fermez les panneaux du triptyque, détaillez, revenez, re-zoomez à l’infini, et profitez des explications. Inutile de dire que rien de tout cela ne remplace une visite au musée, mais l’observation aussi minutieuse d’une pièce comme celle-ci est impossible sur place.


Ci-dessus, l’œil du minuscule lapin dans Le jardin des délices de Jérôme Bosch
Tout en haut, Marc Chagall, Plafond de l’Opéra de Paris, détail sur Google Art Projet
En page d’accueil, Edgar Degas au MET.

Pour aller plus loin, l’École du Louvre propose également une série de liens.

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LES CARNETS DE VICTOR LUNDY

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Victor Lundy, né en 1923, a offert à la Bibliothèque du Congrès (LoC) ses carnets de croquis réalisés en 1944.

De la Caroline du Sud aux villages de Normandie, des portraits, des maisons et des paysages, des scènes de camps militaires,… 159 croquis magnifiques et émouvants d’un soldat américain, étudiant en architecture et futur architecte.

L’ensemble des planches est à découvrir ici.

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La mine de la British Library

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La British Library a mis en ligne plus d’un million d’images libres de droit (exactement 1 023 705 illustrations et photos) du XVIIe au XX siècle. Les albums sont classés par thèmes (Science, Mode, Faune, portraits, cartes et plans, etc.)

https://www.flickr.com/photos/britishlibrary/albums

Ci-contre : Gravure de George Cruikshank.
Image extraite de The Men in the Moon : or, the ‘Devil to pay. [A satirical poem-chiefly in reference to the proceedings of Messrs Cobbett, Hunt, and others). Londres, 1820

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Retour de Bologne

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Crocefisso
Rinaldo di Ranuccio – Crucifixion – 1265

 

Voici une ville dont le centre historique aurait pu être transformé en parc d’attractions culturelles, et, à l’instar de Florence, vendre son âme aux enseignes internationales et aux marchands de glace industrielle.

Mais Bologne semble conserver son caractère. Si la Pinacothèque recèle des trésors, c’est dans toute la ville, sous ses arcades et dans ses cafés, que l’on reconnait cette humeur légère et élégante, tout à la fois souriante et sévère qui caractérise ces villes italiennes (l’art de la cuisine en est probablement un des exemples les plus évidents). Les foules étudiantes en jouent, s’amusent et apportent à la ville toute la vie nécessaire.

Échappée belle

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Mais de quoi parle-t-on quand, dans une même phrase, il est à la fois question de civilisation, de ricotta et d’histoire de l’art ?

Probablement parle-t-on d’un art de vivre qui s’est progressivement perdu un peu partout en Europe, mais dont il demeure ici d’antiques merveilles, encore bien vivantes. Une mention spéciale au vinaigre balsamique de Carmine, aux statues baroques en papier mâché, au Capocollo de Martina Franca, et à l’émotion qui étreint celui qui traverse la ville de Matera.

Photo prise à Martina Franca – dans les Pouilles.

¡ Hasta pronto !

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C’est un art étonnamment libre et énergique que celui de Diego Velázquez. Malgré les rubans et les bijoux, la vigueur presque brutale de sa peinture révèle davantage que le tempérament de l’artiste.

« L’Infante Marguerite en bleu », ci-contre, représente une petite fille de huit ans, celle-là même des « Ménines ». Deux siècles de mariages consanguins la précède. Dans trois ans, elle épousera son oncle maternel Léopold, également cousin de son père. Elle mourra à 21 ans après de multiples fausses couches et cinq enfants. Ce n’est donc pas un hasard si l’environnement de Diego Velázquez et le destin sordide de ses modèles semblent assombrir chacun de ses portraits officiels.

Exposition Velázquez du 25 mars au 13 juillet 2015 dans les Galeries Nationales du Grand Palais, entrée Champs Elysées.

Deux cartes

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Quand Chardin peint un verre d’eau, il parle évidemment d’autre chose que d’un verre d’eau, et sa préoccupation n’est pas de conserver une trace de celui-ci. Cet objet est peut-être le sujet pictural, mais il n’est évidemment pas le sujet de l’œuvre. Démonstration éclatante d’un artiste qui dépasse son sujet.

De la même manière, certains vont plus loin que ce que le simple intitulé de leur profession n’annonce ou n’exigerait. Leur métier, la technique et la nature-même de ce qu’ils disent ou réalisent sont distancés par un élan propre à eux, aussi intime qu’universel.

Christian Lacroix a, par la nature-même de ses créations, dépassé le propos de la mode et des questions d’élégance ou de silhouette a priori inhérentes à son métier. Quand François Cheng évoque un souvenir, parle de calligraphie ou de pâtisserie , il nous montre déjà autre chose. Tous les deux nous parlent du monde, de la vie et de la beauté des choses.

Ces deux hommes dont j’admire sincèrement le travail, l’œuvre ou le parcours, tous deux ont pris le temps, très gentiment, de m’envoyer un mot en ce début d’année en remerciement de mes vœux. Et j’en demeure aussi touché que reconnaissant.

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François Cheng « Vide et plein – Le langage pictural chinois » (chez Albin Michel)
Christian Lacroix – 2009.

Nicéphore et les autres

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Nicéphore Niépce
Nicéphore Niépce

Niépce, Keiichi Tahara, les paysages d’Edward Steichen ou de Masao Yamamoto, c’est bien dans l’histoire de la photographie que, progressivement, je retrouve mon travail de gravure.

Dans la lignée, découvert hier une très belle série de portraits new-yorkais du milieu du XIXe siècle. « Ghosts in the machine » : daguerréotypes mis en ligne sur le site « Metamedia » de l’Université de Stanford par Michael Shanks. [lien]

( N. Niépce. « Point de vue pris de la fenêtre » – Héliographie sur étain, 1827.)