EN VINGT ANS

Publié le Publié dans Ecriture, Projet perso

« Pour dépeindre ces vingt dernières années avec une certaine fidélité, il est nécessaire de suggérer le mouvement et la diversité des influences. Délaissant toute classification usuelle qui aurait affaibli la spontanéité du geste, j’ai préféré vagabonder et bavarder sans crainte des digressions. Ce désordre, que l’on dit propice à la création, ne se confond pas avec la désinvolture. A l’instar de la liberté, il exige de la constance, de la détermination… et un peu d’audace. Rien n’est plus révélateur que le désordre : c’est le meilleur moyen d’être sincère. »

145 pages, 100 exemplaires, hors commerce, à l’attention de mes interlocuteurs, partenaires et professionnels de toute plume.

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Capharnaüm vitae
Entre la conviction d’être l’unique capitaine de nos vies et la tentation de nous en remettre au seul destin, entre volontarisme et fatalisme, nos choix et notre sort sont un patchwork fluctuant d’humeurs, de circonstances, d’influences et d’impulsions. Ce simple constat peut inviter à reconsidérer la manière de nous présenter. Pourquoi ne pas évoquer la multiplicité de ce qui nous compose, même de façon spontanée et incomplète, au risque de sembler confus, plutôt que d’entretenir l’illusion d’un parcours linéaire ou d’une personnalité monolithique ?

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Lignes de vie
Il existe un plaisir enfantin à observer un plan, une sorte d’excitation très similaire à celle que nous ressentions gamins en examinant l’intérieur des trains miniatures ou des maisons de poupée. Qui n’a jamais collé son œil à une petite voiture pour voir comment c’était dedans ?

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Le goût du kitsch
Motivé par la peur d’être kitsch, le choix de l’irréfutable bon goût (dès lors épuré, incolore, fonctionnel et déprimant comme un tabouret de Jean Prouvé) semble être d’une grande prudence. Mais le prétendu risque zéro du beige n’existe pas. Croire que l’on peut créer sans risque, sans déplaire, c’est seulement niveler par le bas, c’est inévitablement courir à l’échec. C’est faire fi du bonheur instinctif procuré par l’accumulation des formes et par l’abondance des couleurs. Par dessus tout, c’est mépriser la magie des choses inutiles mais sincères. La sincérité n’est jamais de mauvais goût. D’ailleurs, elle s’en moque bien.

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VINGT ANS…

Publié le Publié dans Lire, Projet perso

humbert-bassetPlusieurs projets importants m’ont occupé et continuent de m’occuper depuis le début de l’année. Hormis les rendez-vous fidèles avec la presse, pas mal de portraits à réaliser, ainsi que les illustrations d’un livre comportant portraits, natures mortes et plans.

Également, un projet plus « personnel », sous forme de livre. Vingt ans d’activités professionnelles, c’est l’occasion de faire un tour d’horizon. Bien sur, sans être exhaustif, ce livre devrait cependant être fidèle à une certaine façon d’envisager ma profession et refléter un rapport à l’image en général. Illustration, peinture, gravure, philatélie, écriture, photo,… C’est curieux de plonger dans les archives, j’en apprends pas mal sur moi, finalement, ainsi que sur les évolutions des demandes et des besoins.

Ci-contre : un portrait publié dans le tout dernier numéro de Lire.

UN HIVER EN INDE

Publié le Publié dans Projet perso

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Dès l’aube, les singes, à l’assaut de la maison, impatients de chaparder de quoi se composer un petit-déjeuner.

En ville, jusqu’au soir, les klaxons incessants de tout ce qui possède des roues.

Les rivières sacrées, les gaths sur lesquels on trainerait des heures.

Et tous ces gens qui m’abordent en souriant parce que je ne leur ressemble pas. Ils n’ont rien à me vendre et n’attendent rien de moi, sinon d’échanger quelques phrases et des sourires, et que l’on se prenne en photo ensemble.

Retour à Paris. Un peu groggy, mais le décalage horaire n’y est pour rien.

Images de fin d’année.

Publié le Publié dans Gravure, Presse, Projet perso

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Tous les moyens sont bons.
Brosse métallique, transfert numérique, pierre d’agate, peu importe tant que ça grave.
Après, l’encrage et le tirage sont une autre affaire…

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Shopping design à Marseille ou Bruxelles.
Deux cartes à main levée pour Styles, le supplément de l’Express du 30 septembre 2015.

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Dès aujourd’hui jusqu’à la fin de l’année, un numéro « Thema » de l’Express sur Paris.
A l’intérieur, quinze cartes pour repérer les lieux et arpenter les rues et boulevards de la capitale.
Du Paris de Casanova à celui d’Hemingway, de Toulouse-Lautrec ou de Prévert, les cartes sont à la fois illustratives et « pratiques ».

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Ou l’Hun… ou Attila ?
Pour les Cahiers de Science & Vie, décembre 2015.

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Entre deux encres

Publié le Publié dans Gravure, Projet perso

Humbert-Basset

Ces derniers temps, expérimentation sauvage de techniques différentes de gravure, afin de trouver le juste équilibre : de la manière noire à la photogravure, il y a un monde. Et dans ce monde, un petit endroit où trouver le ton juste.
Ci-dessus, à peine sèche, une manière noire, 220×60 mm.

Nicéphore et les autres

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Nicéphore Niépce
Nicéphore Niépce

Niépce, Keiichi Tahara, les paysages d’Edward Steichen ou de Masao Yamamoto, c’est bien dans l’histoire de la photographie que, progressivement, je retrouve mon travail de gravure.

Dans la lignée, découvert hier une très belle série de portraits new-yorkais du milieu du XIXe siècle. « Ghosts in the machine » : daguerréotypes mis en ligne sur le site « Metamedia » de l’Université de Stanford par Michael Shanks. [lien]

( N. Niépce. « Point de vue pris de la fenêtre » – Héliographie sur étain, 1827.)