L’art dans les détails

Publié le Publié dans Ailleurs

Progressivement, les grandes collections d’art mettent en ligne des œuvres majeures en très haute résolution. De la petite touche de brosse à la plus infime craquelure, ces fichiers permettent d’observer des détails qui échappent à l’œil nu.

Hormis le tentaculaire Google Art Project qui « accueille » une quantité phénoménale de musées, le MET, à New-York, vient de faire prudemment son entrée dans l’arène. Rien de comparable, mais la plupart du temps, les œuvres présentées sont libres de droit. Depuis longtemps, le Musée du Prado, sur son propre site, propose une très bonne qualité de fichiers. Le Louvre semble beaucoup plus réservé sur le sujet. Du moins n’ai-je rien identifié. Une question de droits patrimoniaux, sans doute…? Reste qu’il est toujours possible de s’en mettre plein les mirettes au Musée de l’Orangerie, par exemple.

Pour toute évolution de société, il y a deux manières de réagir : précéder le mouvement et en tirer parti, ou tenter de résister au risque de finir hors course. Le site de l’Agence photographique Roger-Viollet, par exemple, qui était une assez belle source d’inspiration, se referme sur lui-même, à coup de vignettes minuscules et de mots de passe. Comme n’importe quel commerce, moins l’accueil est chaleureux, moins on y va… jusqu’à les oublier. En écho, Paris en images demeure un peu plus accueillant, mais à peine. A noter que l’Agence de la Réunion des Musées Nationaux a fait un joli effort ces derniers temps. A l’époque de Wikimedia Commons, c’est la moindre des choses.

Enfin, pour ceux qui sont à la recherche de quelque chose d’hypnotique, Pieter van Huijstee a réalisé un site dédié au Jardin des délices de Jérôme Bosch. Ouvrez et fermez les panneaux du triptyque, détaillez, revenez, re-zoomez à l’infini, et profitez des explications. Inutile de dire que rien de tout cela ne remplace une visite au musée, mais l’observation aussi minutieuse d’une pièce comme celle-ci est impossible sur place.


Ci-dessus, l’œil du minuscule lapin dans Le jardin des délices de Jérôme Bosch
Tout en haut, Marc Chagall, Plafond de l’Opéra de Paris, détail sur Google Art Projet
En page d’accueil, Edgar Degas au MET.

Pour aller plus loin, l’École du Louvre propose également une série de liens.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer