Carte de vœux 2019

Publié Publié dans Papeterie, Projet perso

Une cour d’immeuble un peu sombre et vieillotte, en haut de laquelle une montgolfière s’apprête à prendre le large.

La carte de vœux 2019 aura été l’occasion de ressortir bouts de ficelle, cartons et tube de colle. La démarche est similaire à celle de la maison du Petit Événement Bucolique, bien loin de l’hyper-réalisme de l’univers des modèles réduits. Je réalise cette maquette par touches, par textures, par couleurs. Je récupère n’importe quoi au fond de ma corbeille à papier, je découpe et m’amuse.

Il s’agit de ne tromper personne : travailler les détails est un plaisir enfantin (régressif?) mais je ne cherche pas à copier le monde de manière obsessionnelle. Il suffit que « ça marche », c’est la seule limite que je m’impose. Depuis toujours, l’essentiel est de raconter des bribes d’histoires en laissant à chacun assez de place pour qu’il s’y trouve bien.

La structure de la maquette est en carton plume et mesure 50cm de haut.


Carte de vœux 2019. Format final de la carte : 31,5 × 11,5cm

Les enduits sont … de l’enduit, mais également du papier de verre pour le crépi, une boite à œufs pour les briques, et quelques rectangles de carton pour les pierres.
Progressivement, après le gros œuvre, les corniches et les huisseries, viennent les premiers détails.
Le pavage de la cour est en pâte à modeler, les gouttières en paille à cocktail, les garde-fous en bambou, les intérieurs et les stores en papier.

 


Papier et fil de fer.

 

 

La zone inférieure de l’image doit être froide, en contraste avec le ballon. Le même bleu acier est décliné en teintes différentes sur les portes, le pavage, les objets…

Une fois la cour terminée (avec ses éclairages, l’escalier du fond dans la pénombre, etc.), la montgolfière donne du fil à retordre. Dans un premier temps, je développe le plus possible tout ce qui est réalisable « en vrai » : la nacelle, dans l’air, dissimule la tige de bois qui la tient en place, légèrement inclinée ; les fils rouges sont tendus au plus près de leur position finale, ainsi que la ficelle blanche qui retient la nacelle à l’anneau de l’atelier.

Quant au ballon lui-même, il y a eu plusieurs essais avec de la mousse thermoformable, avec un œuf en polystyrène… Les formes étaient plus ou moins satisfaisantes. En revanche, ce ballon restait désespérément opaque. Pour obtenir les lumières souhaitées et l’impression de légèreté tout en conservant l’aspect massif, l’utilisation d’un ballon de baudruche s’est révélé nécessaire.
Choix est fait d’utiliser un ballon doré, dont la couleur chaude est plus flamboyante qu’un ballon orange, trop mat. Une fois gonflé, il est ficelé de manière à créer une sorte de potiron un peu tordu. Je le prends en photo sous toutes les coutures; le montage du volume final de cette série d’images se fera en numérique.

La prise de vue de l’ensemble est réalisée avec un ballon simple afin d’obtenir les premiers reflets sur les façades. Intégration du ballon définitif et correction générale des couleurs sur Photoshop.

L’objet final est d’un format peu commun. La carte mesure 31,5 × 11,5cm et, croyez-le ou non, j’ai trouvé les enveloppes.

Enfin, si cette image vous donne l’envie de prendre la poudre d’escampette ou un peu de hauteur, alors que cette montgolfière vous transmette tous mes vœux pour la nouvelle année.

Noël en peinture.

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Puisque les pinceaux n’étaient toujours pas rangés…

La première toile s’inspire des pots d’apothicaires que l’on connaît. Un pot de guimauve (« Althaeae ») inspiré de la faïence néerlandaise.
La seconde est un recadrage – et une très libre interprétation- d’une peinture du peintre hollandais Johannes Albert Neuhuys (1844-1914).

Deux petits formats glissés au pied du sapin.


Pot d’apothicaire – Acrylique sur toile, 24 × 19cm


La couture – Acrylique sur toile, 20 ×20 cm.
D’après Printemps de Johannes Albert Neuhuys (fin XIXe)

Honoré !

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Une dernière heure de travail.
Coups de brosse, zones floues (le bras droit, le bord de la table, etc.), reprises de couleurs un peu partout… et voici un semblant de Daumier qui ne tromperait personne.
Mais c’est toujours un agréable exercice d’observation.

Quand cette huile sera définitivement sèche (comptons quelques mois), peut-être aura-t-elle le droit à une couche de vernis à patiner, histoire de calmer les blancs et d’unifier l’ensemble.

Un petit Daumier

Publié Publié dans Projet perso

Histoire de ne pas trop perdre la main, j’ai débuté hier une peinture à l’huile inspirée d’une œuvre de Daumier, « L’amateur d’estampe » (41×33,5cm, vers 1860 – Petit Palais). J’avais sous la main une planche d’un format plus réduit (33x24cm), même pas homothétique, quelques tubes et un peu de temps libre.

L’efficacité du clair-obscur et la structure très graphique permettent d’obtenir un résultat flatteur assez rapidement. En revanche, conserver l’énergie et la puissance des coups de brosse, c’est une autre histoire. Le grain de la toile originale disparu, je n’obtiens déjà pas la texture, et je m’y attendais. Encore un peu de travail afin de trouver une équivalence.

Car après tout, je n’ai pas entrepris de réaliser une copie afin de tromper le marché de l’art… Il fait beau, la fenêtre est ouverte et l’huile demeure un plaisir sans comparaison possible avec d’autres techniques de peinture.

 

     

Ci-dessus :
Étape 1, hier, après 1h30 de travail.
Étape 2, aujourd’hui, 1h00 de travail.

L’automobile (dans le rétro)

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De 2014 à 2016, Phil@poste a émis trois blocs de six timbres : Les années 50, 60 et 70. Chaque décennie condensées en six visuels thématiques pour six timbres.
Ici, les trois timbres à l’intitulé similaire « L’automobile ».

Pour les trois époques, j’avais opté pour trois traitements différents.
Ligne claire, cinéma français ou société de consommation, chacun évoque une ambiance différente et autant d’histoires possibles.

Mais où est passée…?

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« Sept ans déjà. Voilà sept ans bien sonnés, la détresse d’une femme de chambre d’origine guinéenne, qui accuse alors le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) de l’avoir agressée sexuellement au 28e étage d’un palace new-yorkais, a sidéré la planète, grisé les gazettes, saturé les écrans et les réseaux sociaux, enivré les complotistes de tout poil. »
Mais où est passée Nafissatou Diallo?, Vincent Hugeux (L’Express, 10 octobre 2018)
Illustrations Stéphane Humbert-Basset

 

Au soleil…

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Du Bach sous le saule pleureur, de l’électronique juste à côté, des expos, des comédiens, … une foule de curieux, de promeneurs et d’amateurs s’est formée à Rouen les 28 et 29 septembre au « Petit Événement Bucolique ».

Comme promis, la maquette réalisée pour l’affiche a fait le voyage et a été exposée. Pour le public qui ne connaissait que l’affiche, les interprétations du visuel étaient diverses : était-ce une vraie maison, un montage fait à grand renfort de Photoshop, …? Rien de tout cela : ce n’était bien qu’un bête carton tenu à grand renfort d’adhésif, et des objets en papier, en fil de fer ou en pâte à modeler… Et même si les enfants étaient bon public, on ne comptait plus les adultes qui demeuraient un long moment à observer les détails et à se raconter des histoires.
J’avais fait un pari pour cette affiche : peu importait de savoir où j’allais exactement quand je réalisai cette maquette, l’essentiel était d’y prendre plaisir ; ce plaisir-là devait être communicatif. Ce fut le cas, et l’affiche a remporté un joli succès.

Rendez-vous l’année prochaine pour un « Petit Événement Bucolique » 2019 organisé par la compagnie NEZ A NEZ en liberté.

 

Petit Événement Bucolique 2018

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Lors du dernier weekend de septembre, Rouen accueille des artistes, comédiens, marionnettistes, musiciens, etc. Chacun vient avec ses projets de création, ses spectacles inachevés ou son nouveau répertoire; le public est le bienvenu pour assister à ces expérimentations. Tout cela en plein air, sous les arbres.

A l’instar des deux années précédentes [2017], j’ai eu le plaisir de créer l’affiche du Petit Événement Bucolique, version 2018. Une fois encore, Hélène Rousselle et Eric Banse m’ont laissé carte blanche. Car après tout, l’affiche est considérée par eux comme un élément du « Petit événement » lui-même: j’expérimente, j’essaie de nouvelles choses, et… advienne que pourra!

Cette année, j’ai eu envie de raconter une histoire. Celle d’une maison de campagne dans laquelle s’est installée, pour quelques jours, toute la bande de comédiens et d’artistes. Ils ont « débarqué » au sens propre dans le salon. Rouen est une ville portuaire: au pied de l’escalier, la barque est encore amarrée au ponton. Bagages, matériel, instruments de musique et livres ont envahi le rez-de-chaussée. A l’étage, le bureau a été transformé en loge.

Avant d’en arriver là, j’ai construit grossièrement le carton qui allait me servir de base. Je le voulais un peu fragile, un peu de travers, de manière à conserver un effet un peu « bricolé ». Car c’est là tout ce que je voulais faire: bricoler. Découper, coller, agrafer, peindre, trouver des solutions. Si j’évitais l’écueil du trompe-l’œil, si je préférais m’amuser plutôt que d’être obsédé par la précision du travail, mon image finale évoquerait davantage le plaisir de la création qu’une l’exigence de la miniature. Car l’objet final, il ne faut pas l’oublier, n’est pas une maquette de 50 cm de haut, mais bien un visuel d’affiche. J’avais champ libre et ne comptait que deux obligations: réserver une zone verticale, sombre, où le plus gros du texte trouverait sa place. Cet espace est défini principalement par l’escalier en colimaçon. A peine ce travail commencé, je comprends que des journées entières de travail disparaitront derrière du texte.
D’autre part, il était essentiel d’aménager une grande ouverture au fond, car c’est là, à l’extérieur, que tout se passera. Dans le jardin.

Un parquet en bois ciré, un piano en carton plume. Boites, bouchons et pailles pour la machinerie de théâtre dissimulée par l’escalier – en bois et métal. Sur l’image finale, on ne verra pas le papier peint, posé lé par lé. Le métronome non plus ne se verra pas. Et les masques, le long de la corniche? La rampe d’escalier, entièrement refaite… Non plus. Peu importe.

Sur la photo ci-dessus, on est encore loin du compte. La verrière va être agrandie, un puits de lumière sera percé au dessus de l’escalier et une quantité phénoménale d’objets vont trouver leur place. Un coucou suisse, une troisième marionnette à fils, des perruques et leur support,… et puis la véranda, qui ne me convient pas, va être refaite. Lustre, cadres, balles de jonglage, vannerie, tout est fait maison – hormis la porte-fenêtre et la guitare à venir. Trop haut, le petit fauteuil rose connaitra plusieurs versions avant sa forme définitive. La table de la salle à manger sera modifiée, de même que le garde-fou… Le lustre et le paravent également. La plupart des choses seront d’ailleurs refaites. Le petit bureau connaitra trois façades différentes. Les deux chaises de jardin, achetées sur Internet, n’ont rien à faire ici. Je fabriquerai les miennes.

 


Ci-dessus, en bas à droite de l’image, on devine les masques.
Verrière en bois et plastique. Vannerie en ficelle et fil de fer.
Ci-dessous, chaise en bois et carton.

 

Combien de détails ont disparu, noyés dans la masse, dissimulés par d’autres objets, ou dès le départ condamnés à passer sous le texte ? Qui remarquera les magazines, la tasse et sa cuillère, posés sur le  piano ? Les affiches, le perron, le buste, la frise au dessus de la porte ? Peu importe que la moitié du décor cache l’autre moitié: si les éléments n’étaient pas là, cela « se sentirait ».

 

L’œil de bœuf a été refait. Une guirlande d’ampoules, une ancre, un cerf-volant, un mobile,… et le métronome, au bout du piano, posé sur une partition. La bande horizontale définie par la mezzanine a été refaite cent fois. En ferronnerie, en poutres croisées, elle prenait toujours trop d’importance et barrait l’image. Finalement, elle reprend le dégradé bleu/jaune qui caractérise l’ensemble de la maison. L’enseigne, qui sert de titre à l’affiche, a été découpée lettre par lettre dans du carton plume. Le « néon » pour 2018 est composé d’un fil d’aluminium bleu dans un tube en plastique souple. Une seule guirlande de leds circule derrière le carton pour éclairer le miroir de la coiffeuse, la lampe du piano, la lanterne sur le perron et la « bougie » derrière la barque.

Maintenant, vous n’avez plus qu’à réserver le dernier weekend de septembre, ils vous attendent.

Et maintenant, si vous souhaitez zoomer sur les détails, déplacez votre curseur sur l’image ci-dessous.
Si la loupe n’apparait pas, presser la touche F5 sur votre clavier.

 

 

C’était l’été

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L’été aura été rythmé par quelques parutions. Ci-dessous, un récap’ particulièrement bref !

Paris, encore et toujours
A retenir, une grande carte de Paris en 1870 pour Beaux-Arts/ Le Parisien.
Les carrières, les fortifs, Bercy… Les principaux grands axes sont en place et le Louvre est encore « complet » -plus pour très longtemps.

Kaysersberg
« Le Village préféré des Français » 2017 (France 2) a eu le droit à son timbre et à son cachet Premier jour.
Le choix a été fait d’un traité un peu naïf et pittoresque, l’alignement de façades colorées se prêtant également au format horizontal.
Premier jour : mercredi 20 juin 2018 – Vente générale : 21 juin 2018
Valeur faciale : 0,80 € – 60×25 mm – Héliogravure,  900 000 exemplaires

 

Les premiers européens
Pour les Cahiers de Science et Vie (n° 178, juin 2018) pas mal de cartes et de graphiques pour quelques deux millions d’années d’histoire…