Réalité virtuelle (2)

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Deuxième séance d’une heure. Ambiance un peu espagnole, allez savoir pourquoi…
Ces « choses » sont d’assez grande taille, le dernier étant plus haut que moi.
Toujours aussi tonique et roboratif que de dessiner dans l’espace !

General stores

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« If you shut your door to all errors, truth will be shut out. »
Si vous fermez votre porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors.
Rabindranath Tagore

« General stores » 33 × 19,5 cm (profondeur 13 cm)

Voir également l’article :

L’Inde en boite
Une nouvelle histoire à raconter, de la taille d’une boite à chaussure.
Comme point de départ, des souvenirs persos de voyages en Inde. Les lumières crues des phares et de l’éclairage public. Les couleurs vives qui claquent dans la pénombre…
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Réalité virtuelle

Publié Publié dans Projet perso, Réalité Virtuelle, Volume

Tilt Brush, première tentative !
Évidemment, l’expérience fut spectaculaire. On sculpte plus qu’on ne peint, et l’espace n’offrant aucune résistance, chaque mouvement est dynamique et léger. En revanche, les outils mis à disposition étant vaguement kitsch (pourquoi faire des effets « peinture » et « brosse »?), on s’amuse à tester les effets lumineux et animés, au risque de basculer dans une ambiance Las Vegas… C’est amusant, mais en attendant que les outils soient moins sommaires, on dessine avec un plaisir inédit. J’y retourne !

L’Inde en boite

Publié Publié dans Projet perso, Volume

Une nouvelle histoire à raconter, de la taille d’une boite à chaussure.
Comme point de départ, des souvenirs persos de voyages en Inde. Les lumières crues des phares et de l’éclairage public. Les couleurs vives qui claquent dans la pénombre. Un banian, et son autel enchevêtré dans les racines. Un inévitable auto-richshaw et un « Général store ».

Première étape, construction des volumes principaux en carton plume. La boite mesure 19 cm de haut (et 33 cm de large). Un temple à gauche, une habitation à droite, et au premier plan, le General Store. Pile au centre, j’aménage une ouverture pour une ruelle. Ce point de fuite assez important, hors du volume attendu de la boite, aidera à créer l’ambiance un peu mystérieuse. Une couche de Gesso pour unifier le tout.

Deuxième étape : peintures et patines, mise en place d’éclairages et du sol (liège), fabrication de l’intérieur de la boutique. Tous les articlessont en papier, en plastique, et les casseroles sont découpées dans l’aluminium des bougies chauffe-plat.
Les rez-de-chaussée sont surélevés, détail caractéristique de ce coin du monde.

Troisième étape. Le banian est en carton et ficelle. Le véhicule est, à la base, un petit jouet très sommaire en plastique qui a défini l’échelle de toute la maquette. Entièrement démonté, habillé et repeint, il bénéficie désormais d’une « vraie » capote en toile, d’un pare-brise et de « vraies » gentes et pare-chocs en métal. Une feuille morte réduite en miette au sol.

 

Deux choses importantes sont actuellement en suspens. La plus simple, c’est l’ajout des guirlandes de fleurs sur le temple et la boutique. La plus délicate sera la prise de vue. A cette échelle, il va falloir maitriser chaque zone de pénombre tout en conservant la vigueur de certaines sources de lumière. Un violent éclairage au néon, qui proviendra de la boutique, sera l’éclairage principal.
Rendez-vous pour la suite.

Carte de vœux 2019

Publié Publié dans Humeur, Papeterie, Projet perso, Volume

Une cour d’immeuble un peu sombre et vieillotte, en haut de laquelle une montgolfière s’apprête à prendre le large.

La carte de vœux 2019 aura été l’occasion de ressortir bouts de ficelle, cartons et tube de colle. La démarche est similaire à celle de la maison du Petit Événement Bucolique, bien loin de l’hyper-réalisme bluffant de l’univers des modèles réduits.

Je réalise cette maquette par touches, par textures, par couleurs. Je récupère n’importe quoi au fond de ma corbeille à papier, dans les tiroirs de la cuisine ou dans la boite à outils, je découpe et m’amuse.

Il s’agit de ne tromper personne : travailler les détails est un plaisir enfantin (régressif?) mais je ne cherche pas à copier le monde de manière obsessionnelle. Il suffit que « ça marche », c’est la seule limite que je m’impose.

Depuis toujours, l’essentiel est de raconter des bribes d’histoires en laissant à chacun assez de place pour qu’il s’y trouve bien.

La structure de la maquette est en carton plume et mesure 50cm de haut.

Les enduits sont … de l’enduit, mais également du papier de verre pour le crépi, une boite à œufs pour les briques, et quelques rectangles de carton pour les pierres.
Progressivement, après le gros œuvre, les corniches et les huisseries, viennent les premiers détails.
Le pavage de la cour est en pâte à modeler, les gouttières en paille à cocktail, les garde-fous en bambou, les intérieurs des appartements et les stores en papier.


Papier et fil de fer.

La zone inférieure de l’image doit être froide, en contraste avec le ballon. Le même bleu acier est décliné en teintes différentes sur les portes, le pavage, les objets…

Une fois la cour terminée (avec ses éclairages, l’escalier du fond dans la pénombre, etc.), la montgolfière donne du fil à retordre. Dans un premier temps, je développe le plus possible tout ce qui est réalisable « en vrai » : la nacelle, dans l’air, dissimule la tige de bois qui la tient en place, légèrement inclinée ; les fils rouges sont tendus au plus près de leur position finale, ainsi que la ficelle blanche qui retient la nacelle à l’anneau de l’atelier.

Quant au ballon lui-même, il y a eu plusieurs essais avec de la mousse thermoformable, avec un œuf en polystyrène… Les formes étaient plus ou moins satisfaisantes. En revanche, ce ballon restait désespérément opaque. Pour obtenir les lumières souhaitées et l’impression de légèreté tout en conservant l’aspect massif, l’utilisation d’un ballon de baudruche s’est révélé nécessaire.
Choix est fait d’utiliser un ballon doré, dont la couleur chaude est plus flamboyante qu’un ballon orange, trop mat. Une fois gonflé, il est ficelé de manière à créer une sorte de potiron un peu tordu. Je le prends en photo sous toutes les coutures; le montage du volume final de cette série d’images se fera en numérique.

La prise de vue de l’ensemble est réalisée avec un ballon simple afin d’obtenir les premiers reflets sur les façades. Intégration du ballon définitif et correction générale des couleurs sur Photoshop.

Le format de la carte est 31,5 × 11,5cm.

Enfin, si cette image vous donne l’envie de prendre la poudre d’escampette ou un peu de hauteur, alors que cette montgolfière vous transmette tous mes vœux pour la nouvelle année.

Petit Événement Bucolique 2018

Publié Publié dans Graphisme, Projet perso, Volume

Lors du dernier weekend de septembre, Rouen accueille des artistes, comédiens, marionnettistes, musiciens, etc. Chacun vient avec ses projets de création, ses spectacles inachevés ou son nouveau répertoire; le public est le bienvenu pour assister à ces expérimentations. Tout cela en plein air, sous les arbres.

A l’instar des deux années précédentes [2017], j’ai eu le plaisir de créer l’affiche du Petit Événement Bucolique, version 2018. Une fois encore, Hélène Rousselle et Eric Banse m’ont laissé carte blanche. Car après tout, l’affiche est considérée par eux comme un élément du « Petit événement » lui-même: j’expérimente, j’essaie de nouvelles choses, et… advienne que pourra!

Cette année, j’ai eu envie de raconter une histoire. Celle d’une maison de campagne dans laquelle s’est installée, pour quelques jours, toute la bande de comédiens et d’artistes. Ils ont « débarqué » au sens propre dans le salon. Rouen est une ville portuaire: au pied de l’escalier, la barque est encore amarrée au ponton. Bagages, matériel, instruments de musique et livres ont envahi le rez-de-chaussée. A l’étage, le bureau a été transformé en loge.

Avant d’en arriver là, j’ai construit grossièrement le carton qui allait me servir de base. Je le voulais un peu fragile, un peu de travers, de manière à conserver un effet un peu « bricolé ». Car c’est là tout ce que je voulais faire: bricoler. Découper, coller, agrafer, peindre, trouver des solutions. Si j’évitais l’écueil du trompe-l’œil, si je préférais m’amuser plutôt que d’être obsédé par la précision du travail, mon image finale évoquerait davantage le plaisir de la création qu’une l’exigence de la miniature. Car l’objet final, il ne faut pas l’oublier, n’est pas une maquette de 50 cm de haut, mais bien un visuel d’affiche. J’avais champ libre et ne comptait que deux obligations: réserver une zone verticale, sombre, où le plus gros du texte trouverait sa place. Cet espace est défini principalement par l’escalier en colimaçon. A peine ce travail commencé, je comprends que des journées entières de travail disparaitront derrière du texte.
D’autre part, il était essentiel d’aménager une grande ouverture au fond, car c’est là, à l’extérieur, que tout se passera. Dans le jardin.

Un parquet en bois ciré, un piano en carton plume. Boites, bouchons et pailles pour la machinerie de théâtre dissimulée par l’escalier – en bois et métal. Sur l’image finale, on ne verra pas le papier peint, posé lé par lé. Le métronome non plus ne se verra pas. Et les masques, le long de la corniche? La rampe d’escalier, entièrement refaite… Non plus. Peu importe.

Sur la photo ci-dessus, on est encore loin du compte. La verrière va être agrandie, un puits de lumière sera percé au dessus de l’escalier et une quantité phénoménale d’objets vont trouver leur place. Un coucou suisse, une troisième marionnette à fils, des perruques et leur support,… et puis la véranda, qui ne me convient pas, va être refaite. Lustre, cadres, balles de jonglage, vannerie, tout est fait maison – hormis la porte-fenêtre et la guitare à venir. Trop haut, le petit fauteuil rose connaitra plusieurs versions avant sa forme définitive. La table de la salle à manger sera modifiée, de même que le garde-fou… Le lustre et le paravent également. La plupart des choses seront d’ailleurs refaites. Le petit bureau connaitra trois façades différentes. Les deux chaises de jardin, achetées sur Internet, n’ont rien à faire ici. Je fabriquerai les miennes.

 


Ci-dessus, en bas à droite de l’image, on devine les masques.
Verrière en bois et plastique. Vannerie en ficelle et fil de fer.
Ci-dessous, chaise en bois et carton.

 

Combien de détails ont disparu, noyés dans la masse, dissimulés par d’autres objets, ou dès le départ condamnés à passer sous le texte ? Qui remarquera les magazines, la tasse et sa cuillère, posés sur le  piano ? Les affiches, le perron, le buste, la frise au dessus de la porte ? Peu importe que la moitié du décor cache l’autre moitié: si les éléments n’étaient pas là, cela « se sentirait ».

 

L’œil de bœuf a été refait. Une guirlande d’ampoules, une ancre, un cerf-volant, un mobile,… et le métronome, au bout du piano, posé sur une partition. La bande horizontale définie par la mezzanine a été refaite cent fois. En ferronnerie, en poutres croisées, elle prenait toujours trop d’importance et barrait l’image. Finalement, elle reprend le dégradé bleu/jaune qui caractérise l’ensemble de la maison. L’enseigne, qui sert de titre à l’affiche, a été découpée lettre par lettre dans du carton plume. Le « néon » pour 2018 est composé d’un fil d’aluminium bleu dans un tube en plastique souple. Une seule guirlande de leds circule derrière le carton pour éclairer le miroir de la coiffeuse, la lampe du piano, la lanterne sur le perron et la « bougie » derrière la barque.

Maintenant, vous n’avez plus qu’à réserver le dernier weekend de septembre, ils vous attendent.

Et maintenant, si vous souhaitez zoomer sur les détails, déplacez votre curseur sur l’image ci-dessous.
Si la loupe n’apparait pas, presser la touche F5 sur votre clavier.