
Cette année, les vœux 2026 ne seront pas littéraires : je reviens à l’image, certes, mais pas tout seul, le destinataire aura également sa part du travail.
C’est quoi, un Daruma ?
Un Daruma est un petit personnage curieux, un talisman japonais, un moine ni très beau ni très aimable, disons le, mais qui va servir de… témoin. La légende raconte que le moine bouddhiste à l’origine du Zen, Bodhidharma, médita si longtemps qu’il perdit l’usage de ses membres. De cette histoire naît sa forme singulière : un corps rond, sans bras ni jambes, mais qui lui permet de se redresser lorsqu’il tombe. Son visage sévère, parfois orné de sourcils évoquant la grue et d’une moustache rappelant la tortue, renvoie à la longévité et à l’immortalité, valeurs centrales de la tradition japonaise.
Symbole de persévérance, de détermination et de résilience face à l’adversité, le Daruma dépasse le simple statut de porte-bonheur. On lui dessine d’abord un premier œil en formulant un vœu ou un objectif. Placé dans un espace de vie ou de travail, il agit comme un veilleur, observant les efforts quotidiens et rappelant l’engagement pris envers soi-même à chaque fois que l’on croise son regard. Car le bonhomme attend son deuxième œil… À la fois gardien de l’intention et témoin du parcours, le Daruma incarne la constance nécessaire pour avancer malgré les doutes, les lenteurs ou les obstacles. Lorsque vous lui dessinerez enfin le second œil, il ne marquera pas seulement l’atteinte d’un objectif, mais la reconnaissance d’un chemin parcouru avec courage, discipline et fidélité à votre résolution initiale. Et si vous n’avez pas réussi ? Au bout d’un an, votre Daruma borgne aura perdu son énergie et son sens. Tant pis ! Mais il ne tient qu’à vous de vous procurer un autre Daruma, et de reformuler un vœu.
Si vous souhaitez en savoir davantage, consultez l’article très complet : https://www.dailyjapon.com/blog/daruma/

De gauche à droite :
– Daruma, Osaka (1810-1875). Vendu chez Sotheby’s le 16 mai 2007
– Daruma (Netsuke). Période Edo (1615–1868) ou Meiji (1868–1912). MET
– Les Darumas dans un temps bouddhiste, au Japon, où il est de tradition de rapporter « son » Daruma dans un temple une fois le deuxième œil peint.


